🎵 Le Vinyle de 10h moins 10 – Dimanche 29 Mars – Alphaville – Big In Japan
⭐ Le Vinyle de 10h moins 10 – Réveil 80 Dimanche 29 mars – Alphaville, Big In Japan
Chaque dimanche, juste avant 10h, Anne Marchand sort un trésor de sa discothèque pour le rituel tant attendu du Vinyle de 10h moins 10 dans votre émission Réveil 80 (7h–10h). Et pour ce dimanche 29 mars, on plonge au cœur de la new wave européenne la plus froide et la plus envoûtante des années 80. Le vinyle qui tourne sur la platine : Alphaville – Big In Japan.
🎶 Le premier coup de maître d’un groupe allemand mythique
Big In Japan est le tout premier single du groupe allemand Alphaville, sorti le 12 janvier 1984.
Un coup d’essai qui s’est révélé être un coup de maître.
Alphaville – nommé ainsi en hommage au film de Jean-Luc Godard – émerge en 1982, après plusieurs formations transitoires : le collectif Nelson Community, les groupes Chinchilla Green puis Forever Young, avant de prendre sa forme finale menée par Marian Gold, Bernhard Lloyd et Frank Mertens.
Dès sa sortie, le morceau grimpe en tête des classements en Allemagne, en Suisse et en Suède, et s’impose en France comme un classique immédiat des radios FM.
Il atteint également la 8e place du classement des singles britanniques, et finit l’année numéro 1 du Hot Dance Club Play américain en décembre 1984.
🖤 Un texte bien plus sombre qu’il n’y paraît
Derrière le synthé entraînant et le refrain accrocheur se cache une thématique beaucoup plus noire. Dans le Berlin des années 80, la gare du jardin zoologique évoquée dans la chanson est un endroit fréquenté par les junkies. Marian Gold évoque dans Big In Japan l’histoire d’un couple qu’il a connu et qui essaie de décrocher de son addiction à l’héroïne.
Le titre lui-même fait directement référence au groupe anglais Big in Japan, dont Marian avait acheté l’album en 1977, mais aussi à ces musiciens qui ne trouvent pas le succès dans leur propre pays tout en se targuant d’être des stars au Japon. Marian attribue ainsi à ce couple de junkies le désir de briller ailleurs que chez soi, où ils ne représentent pas grand-chose.
Un texte poétique et noir à souhait, qui s’ouvre sur une ligne de basse obsédante, des synthétiseurs enveloppants et une voix grave, presque distante.
💡 L’anecdote que peu de fans connaissent
Écrite dans sa première version dès 1978, la chanson est jouée en live pour la première fois dans une discothèque de la ville d’Enger en 1982.
Elle a donc tourné des années avant d’être enregistrée.
Mais voilà le plus savoureux : en 1983, quand Marian Gold fait le tour des maisons de disques berlinoises avec une cassette démo, Big In Japan n’y figure pas. Déjà lassé de cette composition qui date de quelques années, et de l’enthousiasme unanime qu’elle génère autour de lui, Marian décide tout simplement de ne pas la présenter.
C’est donc presque malgré lui que le titre finira sur le disque… et deviendra le plus grand succès en single d’Alphaville. Bernhard Lloyd raconte d’ailleurs que le rythme caractéristique du morceau a été directement inspiré par The Safety Dance de Men Without Hats, qu’il jouait régulièrement en tant que DJ dans un petit club.
📻 Pourquoi ce choix dans Réveil 80 ?
Parce que Big In Japan, c’est l’un de ces singles qui ont défini une époque. Une new wave synthétique, mélancolique, élégante, portée par une voix inoubliable. Il restera le plus grand succès d’Alphaville en single, et influencera toute une génération.
Et en version vinyle, avec ce léger souffle et cette profondeur unique, ce morceau prend encore une autre dimension.
👉 Rendez-vous dimanche sur la radio locale en Touraine et Loir-et-Cher !
Le Vinyle de 10h moins 10 revient chaque semaine dans le Réveil 80 avec Anne Marchand, pour un voyage dans le meilleur des années 80, disque après disque.