🎂 Anniversaire 25 ans | June The Girl : l’horreur comme thĂ©rapie dans son nouvel album « Sweet Therapy »

🎂 Anniversaire 25 ans | June The Girl : l’horreur comme thĂ©rapie dans son nouvel album « Sweet Therapy »

Ă€ l’occasion des 25 ans de FrĂ©quence 3, June The Girl Ă©tait l’invitĂ©e spĂ©ciale de la soirĂ©e anniversaire organisĂ©e Ă  l’Atelier Saisonnier dans le 11ème arrondissement de Paris.
L’artiste, qui signe son grand retour après quelques annĂ©es d’absence, nous a accordĂ© une interview exclusive pour parler de son nouvel album « Sweet Therapy », un projet ancrĂ© dans l’univers de l’horreur.

Une direction artistique inspirĂ©e des films et sĂ©ries d’horreur

Si le dĂ©cor de l’interview, une cave parisienne, collait parfaitement Ă  l’ambiance, c’est parce que June The Girl a puisĂ© son inspiration dans les grands classiques de l’horreur : « Je m’inspire beaucoup de tout ce qui est sĂ©ries et films d’horreur. Le Slender Man, Bates Motel, Freddy Krueger. J’essaie d’utiliser tout ce qui est anxiĂ©tĂ©, peur, mais aussi me nourrir du monde actuel. »

Un choix artistique surprenant mais totalement assumé

Si l’univers horrifique de June The Girl peut surprendre de prime abord, il est en rĂ©alitĂ© profondĂ©ment ancrĂ© dans son vĂ©cu et ses Ă©motions. « Moi qui suis une personne beaucoup dans le contrĂ´le, j’ai rĂ©ussi Ă  trouver dans l’horreur un exutoire, un moyen de laisser mes Ă©motions s’exprimer », confie-t-elle.

« Sweet Therapy » : transformer ses peurs en force

Le concept de l’album est aussi simple que puissant : faire de ses peurs une force en les incarnant Ă  travers des figures emblĂ©matiques de l’horreur. DĂ©pression, expĂ©riences de dating compliquĂ©es… June The Girl aborde sans filtre des sujets intimes et actuels qui font Ă©cho Ă  son propre vĂ©cu. « Le fait d’avoir traversĂ© des pĂ©riodes difficiles, d’avoir connu la dĂ©pression, ça fait partie de moi. J’avais besoin d’en parler. » Un album cathartique donc, comme son titre l’indique.

L’indĂ©pendance comme moteur de crĂ©ation

Depuis sa pause, June The Girl a fait le choix de l’indĂ©pendance artistique. Un statut qui demande de la rĂ©activitĂ© et de la souplesse, Ă  l’image de son actualitĂ© live : « Le 5 dĂ©cembre, j’Ă©tais aux Folies Bergère avec Chris Martin. Juste avant, j’Ă©tais Ă  Rouen, mais je n’Ă©tais au courant de rien deux mois avant. » Une situation de funambule qu’elle assume pleinement : « C’est ça ĂŞtre indĂ©pendant, c’est rester sur le fil en permanence ».

« Pretty Girls Always Smile » : un premier single manifeste

Avec « Pretty Girls Always Smile », premier extrait inspirĂ© par le film « The Substance », June The Girl pose les bases de son univers et affirme un message fĂ©ministe fort. « Je me suis dit : Ă  30 ans, on attend tellement de choses d’une femme, surtout dans l’industrie musicale. Mais pour moi, ça ne s’arrĂŞte pas lĂ . Au contraire, tout commence. »

Une artiste à suivre de près donc, qui nous promet un projet aussi ambitieux que singulier. En attendant une tournée, on croise les doigts pour de nouvelles dates surprises, comme June The Girl sait si bien nous en réserver !